dimanche 12 avril 2009

Entrainement VS17





Samedi 4 avril avait lieu un entrainement organisé par VS17, l'association des ministes de La Rochelle. Départ du port des Minimes, tour de l'ile de Ré, virer une bouée à l'embouchure de la Gironde, et remonter à La Rochelle, soit environ 120 milles, avec nuit en mer.

Nous étions 6 bateaux de série et un proto. Seul le proto et moi avons bouclé le parcours. Les autres ont renoncé en cours, pour manque de vent.

Ci-joint mon message de debriefing sur la mailing list de VS17:

Merci Seb pour cet entrainement et le debriefing très complet. Quelques commentaires de mon point de vue:

Au début, il fait jour, et c'est la cata. Je fais tout à l'envers: envoi du genak à la Marianne au lieu du spi, envoi raté d'ailleurs car j'avais mal remonté mon bras de bout-dehors, puis bricolage et envoi du spi après le pont de l'ile de Ré, alors qu'il aurait mieux valu garder le genak à ce stade. Dégouté, je finis au génois (au lieu du genak) à la porte de St-Martin de Ré, à la traine de la flotte. J'ai pas pris de casier, mais c'est pas passé loin.

A 20h30, après un grain, le soleil tombe, le vent aussi. J'avale un gros grumeau de purée-jambon à l'eau tiède, et je me colle à la barre pour digérer mon platre.


Vers 22h, j'atteins enfin la pointe de Ré, vitesse inférieure à 2 noeuds. Je passe entre les Baleinaux et 2 bateaux qui ont l'air un peu scotchés. 1er coup de bol d'une longue série. Puis du vent arrive par le NW. 2ème coup de bol: ceux qui à la traine comme moi n'ont pas encore tiré au sud sont récompensés et le touchent en premier.


Là, je suis un peu long à la détente (comme d'hab), je me fais déposer par un mini et sa belle bulle rouge. J'envoie le spi à mon tour, et j'essaie de lui coller au train. Nous sommes tribord amures, cap au 200-210. La houle vient par le travers, le bateau ralentit au moins d'un noeud lorsque je met le pilote (mode compas, j'ai pas encore raqué pour le mode vent réel), je reste donc à la barre, pour une fois que j'arrive à suivre quelqu'un.


J'arrive enfin à faire avancer le bateau, je m'amuse bien, je croise des dauphins, et finit par rattraper la bulle rouge. Je continue comme ça jusqu'à 3h, et je fais une pause d'une demi-heure. Au réveil, j'ai perdu de vue la bulle rouge. J'empanne, cap au 140, pour me recaler. A la VHF, on entend les premiers signes d'écoeurement de ceux qui sont restés coincés dans la pétole. Je me dis que je suis vernis. Je décide de pas trop tirer vers la terre et de favoriser l'ouest de la route. Je fais des pauses de 20 mn toutes les heures.


A 7h, le 719 est à 2.5 milles de la BXA, moi à 4.5 milles. Les autres sont sortis de la veine de vent, ou ne l'ont jamais touchée, et renoncent. J'ai vraiment eu de la chance jusqu'au bout, et je suis très bien payé au vu de mon démarrage.


Remarque sur les trajectoires: lors de la descente sur BXA, le vent (pour ceux qui en ont eu) etait N-NW, plein vent arrière sur l'axe de la route. Pas direct donc, mais trajectoire en escalier avec empannages successifs (à l'ouest de la trajectoire directe dans mon cas). Pour être plus précis, il aurait fallu s'astreindre à noter les virements/empannages.


Merci d'avoir patienté pour m'attendre lors de la remontée, où j'étais repassé en mode limace diurne.


Analyse meteo: sur le choix de tirer au large, pour moi c'était opportuniste sur le moment, pas prémédité (aucun mérite). Je comprends l'option de tirer à la terre because petole. Est-ce que la bonne option était prévisible ?


Sur le mal de mer, j'avoue que j'y suis très peu sujet. Cependant, je pense que pour des longues sorties, c'est bien de s'acclimater, et de passer au minimum la nuit précédente sur le bateau (même si on ne sort pas).


Sinon, peut-on changer les horaires des prochains entrainements, et ne démarrer qu'au coucher du soleil ;-)


Marc


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